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Histoire, origines, coutumes et traditions de Mai

Le muguet
L'histoire du muguet est longue et a évolué à travers le temps, mais il reste un symbole et est toujours associé au mois de mai. Le muguet est originaire d'Asie, du Japon plus précisément.
 
Les Celtes fêtaient au début du mois de mai, le premier jour de l'année. Pendant cette célébration, ils honoraient le muguet pendant les festivités.
Puis au Moyen Age, comme mai annonçait les fiançailles, le muguet changea de signification, jusqu'à ce qu'on l'accroche au dessus du seuil de sa bien aimée.

Le muguet a longtemps été le symbole du renouveau et du printemps, il était donc logique qu'il devienne symbole du bonheur et porte-bonheur. Le 1er mai 1561 Charles IX instaura la tradition d'offrir du muguet le 1er mai en guise de porte-bonheur. Le roi décida d'en offrir à toutes les dames de la cour. Comme il en avait reçu à cette même date, l'idée lui plût et c'est lui qui lança cette bonne habitude !

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Fête du travailfetetravail
Ce n'est que vers 1907, puis en 1936 que le muguet est associé à la fête du travail.
 
La date du 1er mai comme jour de la fête du travail et des travailleurs fut adoptée en 1889, au congrès de la fondation de la IIème Internationale à Paris. Cette date fut choisie en mémoire des morts de la manifestation du 1er mai 1886 à Chicago qui demandait l'instauration de la journée de 8 heures.
 
A Paris, lors d'une manifestation en 1890, les manifestants défilèrent en portant à la boutonnière un triangle rouge symbolisant leurs revendications, à savoir la division idéale de la journée en 3 huit : travail - sommeil - loisirs. Ce triangle fut remplacé par la fleur d'églantine puis par le muguet cravaté de rouge. C'est depuis ce jour que fête du travail et muguet furent associés.
 
Ce n'est qu'en 1936 que l'on retrouve les premières ventes de muguet à l'occasion du premier mai. La chanson "il est revenu le temps du muguet ..." est elle aussi associée à ce jour.

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Le "mai"

A l'arrivée du mois de mai, on fêtait jadis le renouveau de la nature en plantant le "mai", arbre vert et décoré, symbole de son réveil printanier.
 
En Poitou, comme dans beaucoup de provinces, la coutume consistait aussi souvent à planter simplement un pied de buisson fleuri, d'où le nom de "mai" donné au buisson en fleurs (et récemment encore on appelait toujours l'aubépine un "mai", puisqu'elle est sensée fleurir le 1er mai).

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Le lait de mai

La nuit du 30 avril au 1er mai était, dans la tradition populaire, chargée de symboles. C'est ce moment qui marquait le passage des rigueurs de l'hiver vers la douceur du printemps, du sommeil de la nature vers le renouveau.
 
La rosée qui couvrait le sol au matin du 1er mai était réputée bénéfique et elle était censée blanchir le linge taché d'humidité. Les vaches qui l'absorbaient donnaient un "lait de mai" chargé de vertus thérapeutiques qui se transmettaient au "beurre de mai" baratté le jour même. Un linge chargé de rosée servait à nettoyer le pis des vaches, cette action devait les rendre plus productives.
Dès le Moyen Âge, le "beurre de mai" était conservé tout au long de l'année pour aider à la cicatrisation des plaies des animaux et parfois des humains. II y avait deux façons de le préserver, soit en enduisant une toile que l'on coupait à la demande, soit en collant au plafond une boule du précieux onguent dont on prélevait une petite portion au fur et à mesure des besoins.

Mais, plus simplement, la consommation du "lait" et du "beurre de mai", en ce premier jour du mois, était l'occasion de fêter la renaissance de la nature symbolisée par le retour des vaches dans les pâturages. On se retrouvait en famille ou entre amis pour une promenade agreste au terme de laquelle on s'arrêtait dans les fermes. Certains éleveurs apposaient un écriteau où l'on pouvait lire "lait champêtre à toute heure."
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En Vienne
L'une des coutumes "anciennes" les plus remarquables de la Vienne est de boire le "lait de mai". "Ainsi, la première journée dominicale du cinquième mois de l'année est-elle consacrée aux sorties champêtres au cours desquelles il est convenu que le lait de mai serait bu. Lait de mai ? Fromage blanc avec son inséparable ail vert, radis ronds et roses accompagnés de beurre frais et parfumé, plat de charcuterie odorante, le tout arrosé de vin blanc du pays qui excite à souhait l'appétit.[...]" D'après "L'écho de Châtellerault" 23 Avril 1933
 
Au repas de midi, chevreau à l'ail vert, déclaré traditionnel dans la vallée de la Vienne ; si l'on boit en outre, un verre de vin blanc et que l'on se frotte les lèvres avec une pièce de vingt francs, la fortune est assurée. D'après "Coutumes en Vienne 1"

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Les coutumes

Les jeunes gens et les jeunes filles (celles-ci vêtues de blanc) allaient chercher le "mai" dans le bois voisin la nuit précédant le 1er mai. Ils déracinaient des arbrisseaux gorgés de sève et allaient dans les fermes où ils chantaient pour réveiller tout le monde en agitant leurs rameaux.
 
C'est sur la place du village, ou devant l'église que les jeunes gens plantaient ce "mai" et un bouquet de "mai" pouvait s'attacher au bout d'une perche fixée en terre, décoré de rubans. Souvent le bouquet enrubanné et la perche se plaçaient devant la demeure d'une jeune fille et les garçons regardaient flotter les rubans au vent qui leur désignait la direction du futur époux. Cette opération s'effectuait dans la nuit du 30 avril au 1er mai. Le "mai" cueilli cette nuit-là s'accrochait aux portes des maisons, des granges, des caves et des écuries, comme cela se pratique encore pour le buis bénit le jour des Rameaux, afin de protéger maisons et dépendances des catastrophes. Dans certains endroits, la nuit du 1er mai ce sont des branches de noisetier que les jeunes gens plantaient devant les maisons des jeunes filles, branches plus ou moins grandes selon l'âge des demoiselles.

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